Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire - Novembre 2004

 

Désinstitutionalisation :

« C’est en 1992, on parle alors de désinstitutionalisation et de mise sur pied d’organismes communautaires pour supporter la sortie massive des «clients» du Sanatorium Bégin de Lac Etchemin. » (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Organisation de services/M.R.C. Robert-Cliche : 

« Le CLSC est chargé de développer un programme de santé mentale sur le territoire de la MRC Robert Cliche. Line Jobin, de la santé publique et des partenaires, dont Le Sillon et l’organisateur communautaire rattaché au CLSC Beauce-Centre, François Baril, jettent les bases de l’organisation de services sur notre territoire. » (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Étapes de création d’un organisme communautaire/M.R.C. Robert-Cliche : 

« François, à l’affût de toutes les possibilités de développement,  monte un sondage pour vérifier les besoins des gens ayant «un trouble mental sévère et persistant».  Il rencontre 69 personnes du Sanatorium Bégin.  Ce sondage ressort très clairement les besoins de ces personnes : avoir des activités, briser l’isolement et développer un nouveau réseau social. »

Qu’à cela ne tienne, notre organisateur communautaire, très actif et confiant, organise des rencontres de cuisine pour permettre aux personnes d’échanger afin de mieux définir la suite du projet. Une personne parle  alors d’avoir un local, un lieu où les gens pourraient se rassembler pour discuter et pour organiser des activités ensemble. Des personnes de la communauté et des membres des familles des personnes s’impliquent aussi, de façon active, dans le développement du projet mais une place prépondérante est toujours donnée aux personnes ayant un problème de santé mentale. Toutes ces personnes forment, ce qu’on appelle à l’époque, un comité provisoire. »         (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Le Murmure : Quand la sensibilisation porte un nom : 

« Au même moment, on a vu un marcheur qui s’est donné comme objectif de sensibiliser la population aux «maladies mentales», comme on disait à ce moment.

M. Valère Poulin a donc marché pendant  2  jours.  C’est à ce moment qu’on a commencé à penser que « Le Murmure » pourrait s’appeler ainsi parce qu’on n’en parle pas fort de la «maladie mentale» et que c’est encore très cachée. » (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Incorporation officielle de l’organisme Le Murmure :

« Avec l’annonce des Plans Régionaux d’Organisations de Services,  le réseau communautaire se développe en Chaudières-Appalaches. Il y a l’annonce d’un premier budget en 1994.

Mme Danielle Faucher, du CLSC Beauce-Centre, prend le relais de François Baril et poursuit les démarches avec le comité provisoire en vue d’effectuer l’incorporation de l’organisme. C’est donc le 2 août 1994 que naquit officiellement « Le Murmure », incorporé selon la partie 3 de la loi sur les compagnies auprès de l’inspecteur général des institutions financières. »        (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Embauche d’une coordonnatrice :

« Le comité provisoire procède à l’embauche d’une coordonnatrice, Mme Diane Châtigny, qui est entrée en fonction le 19 septembre 1994. Elle avait comme mandat de développer l’organisme et de répondre aux demandes exprimées par les membres. » (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Assemblée générale de fondation :

« Le 28 octobre 1994, l’assemblée générale de fondation a lieu. » (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Objectifs de la corporation à poursuivre :

« Par la suite, s’engage tout un processus pour que les objectifs de la corporation deviennent réalité : regrouper les personnes en vue d’améliorer leur qualité de vie; sensibiliser la population à ces réalités; développer des activités et des services pour répondre aux besoins des personnes et travailler avec les autres acteurs du territoire pour répondre à ces mêmes besoins. 

Un de nos bons coups : Le local devient un réel lieu d’accueil et d’entraide pour les personnes.» (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Embauche d’une 2 ème intervenante :

« Nous avons procédé à l’embauche, en 1998,  d’une deuxième intervenante liée au développement de l’entraide. » (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Le Murmure devient propriétaire :

« En 1996, l’achat de la  bâtisse actuelle a procuré un sentiment d’appartenance chez les membres. » (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

Les membres « actifs », au cœur du développement du Murmure :

« Notre travail a aussi permis aux membres de comprendre qu’ils ont un rôle réel à jouer dans le développement de la corporation : dans la planification  des activités, dans la préparation de repas, dans l’organisation de voyages, de se donner de la formation  tels que sur l’estime de soi, la gestion du stress, la médication et autres. De plus, il y a des rencontres d’entraide pour les personnes bipolaires concernant leur réalité. Ces rencontres auront cours durant  2 ans.  L’entraide devient  une façon différente de s’aider dans le domaine de la psychiatrie et elle peut même éviter des hospitalisations. Autant  de moyens pour réaliser que notre parole peut compter.

Le conseil d’administration décide, en 2000,  d’adhérer  au « Regroupement des Ressources Alternatives en Santé Mentale » (RRASMQ) puisque leur  philosophie nous rejoint. En effet, on veut être « acteur » dans notre groupe et non uniquement « consommateur » de services : «On ne  fait pas juste attendre qu’on nous aide, on essaie aussi d’aider à ce que nos demandes se réalisent». On s’implique au conseil d’administration et on y joue un rôle actif.» (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

 

La participation des membres « sympathisants », au développement du Murmure :

« La participation des autres membres, ceux qu’on dit « sympathisants », n’est pas exclue. Ces personnes, il faut le souligner, ont appuyé et appuient encore « Le Murmure ». Ces personnes ont donné de leur temps à notre groupe, au comité financement et elles nous ont permis d’acquérir des équipements qu’on n’aurait pas eu autrement et ce, grâce à  leurs contacts.

Je pense, entre autres, à la table de billard offerte par les Chevaliers de Colomb de Beauceville; ce jeu, bien qu’anodin, permet la prise de contact entre les personnes. Le Club Rotary a, pour sa part, appuyé le démarrage des cuisines collectives. Des municipalités nous ont aussi appuyés. » (- Extrait de l’allocution du 10ième anniversaire -  Novembre 2004 –)

- Depuis cette allocution de 2004, l’implication des membres s’est maintenue au Murmure -

Le volet « Intégration socioprofessionnelle » :

En 2008, embauche d'un demi poste en collaboration avec la Commission Scolaire Beauce-Etchemins, « Le Murmure » et l'Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches. Ceci a permis de mettre sur pied  un plateau de travail, dans le domaine de la transformation alimentaire via des repas congelés, qui est productif et qui est toujours d’actualité.

Il y a aussi l’insertion au travail dans la communauté en collaboration avec les employeurs du milieu : en milieu de travail adapté ou privé, selon les candidats à l’emploi.

La « Tournée des Sentis-Mentalités » du Murmure :

En 2010, les membres du conseil d’administration du Murmure procède à l’engagement d’une agente de projet afin de réaliser une tournée de sensibilisation et de promotion des services offerts par « Le Murmure » dans la M.R.C. Robert-Cliche.

L’implication des personnes concernées, membres  du  Murmure, devient l’essence même de ce projet. Il y a donc création d’un groupe de travail.

La création d’outils d’animation, de promotion et de sensibilisation issue de ce groupe de travail, paroles des membres du Murmure, concernant leur réalité au quotidien ainsi que de la dimension « santé mentale », sont utilisés depuis, en guise de message dans les ateliers de la « Tournée des Sentis-Mentalités »  offerts dans la communauté.

Depuis 2010 à ce jour, la « Tournée des Sentis-Mentalités » du Murmure continue à sensibiliser, informer et responsabiliser la communauté quant à son rôle d’inclure tous ses citoyens. Nous rencontrons les personnes, les groupes et les organisations de la M.R.C. Robert-Cliche équipés de nos outils d’animation et établissons des liens entre la communauté et Le Murmure.

Le message promotionnel et de sensibilisation issu de ce groupe de travail : « Une personne, un citoyen, une citoyenne et non pas une maladie. Du monde comme tout le monde! » (…) fréquentent le Murmure et tous, nous sommes susceptibles de vivre, dans le courant de notre vie,  un problème de santé mentale. »

L’histoire n’est pas terminée car elle se poursuit : 

Il reste du chemin à parcourir mais il est évident que les membres occupent la place nécessaire pour travailler à l’atteinte des objectifs du Murmure.

 

 

 

 

 

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